Manifeste
Un corps capable.
Un esprit libre.
Pourquoi s'entraîner est devenu un acte de résistance.
Aujourd'hui, tu peux vivre sans jamais bouger. Manger, travailler, réussir, aimer, vieillir — sans presque te lever de ta chaise.
Jamais nous n'avons eu autant de confort. Jamais nous n'avons aussi peu demandé à notre corps.
Acte I
Le monde s'est assis
Depuis la révolution industrielle, tout a été pensé pour nous épargner l'effort. Les machines ont pris la charge, les écrans ont pris le reste. On travaille assis, les courses se livrent, les distances se traversent sans marcher. Ce qui était une contrainte quotidienne est devenu une option.
Et un corps auquel on ne demande plus rien finit par ne plus savoir faire grand-chose. La fatigue devient un état permanent qu'on ne questionne même plus. Courir cinq cents mètres paraît insurmontable. Porter quelque chose de lourd devient risqué. Se relever du sol devient difficile.
Nous appelons ça vieillir. Mais une partie de ce que nous attribuons à l'âge n'est que la trace de ce que nous avons cessé de faire.
Acte II
Le corps s'adapte à ce qu'on lui demande
C'est le principe le plus simple de la physiologie, et le plus ignoré. Demande régulièrement à ton corps d'être fort : il devient plus fort. Demande-lui d'être endurant : il développe son endurance. Utilise toute ton amplitude de mouvement : tu conserves ta mobilité.
L'inverse est vrai, et c'est là que tout se joue. Si tu cesses de lui demander d'être capable, il n'a aucune raison de le rester. Ton corps ne te trahit pas : il obéit. Il se règle en permanence sur le niveau d'exigence que tu lui imposes.
Bouger ne suffit pas toujours
Marcher, prendre les escaliers, faire du vélo, jouer avec ses enfants : tout cela compte. Et rien de tout cela ne remplace l'entraînement.
S'entraîner, c'est chercher volontairement à provoquer une adaptation. Soulever progressivement plus lourd. Courir plus vite, ou plus longtemps. Entretenir sa mobilité. Apprendre des mouvements qu'on ne savait pas faire. Mesurer. Recommencer.
Progresser.
Ce que dit la science
Le risque de mortalité entre une très faible et une très haute condition physique cardiorespiratoire.
De masse musculaire perdue par décennie après 30 ans, sans entraînement — et l'accélération vient ensuite.
De mortalité toutes causes pour chaque perte de 5 kg de force de préhension.
La bonne nouvelle
2séancesDe renforcement musculaire par semaine suffisent à faire baisser la mortalité toutes causes. Ni plus, ni moins.
Acte III
Le corps n'est pas une vitrine
Pendant des années, l'industrie du fitness nous a appris à regarder notre corps plutôt qu'à l'utiliser. Les abdos, les fesses, le poids, le miroir. Des corps retouchés et des résultats promis sans effort. Le mouvement aurait dû être notre plus grand levier de liberté : il a été réduit à un problème d'apparence.
Nous préférons une autre question. Qu'est-ce que ton corps est encore capable de faire ?
- Courir.
- Soulever quelque chose de lourd.
- Te suspendre.
- T'accroupir complètement.
- Sauter.
- Te relever du sol sans t'aider des mains.
- Jouer avec tes enfants sans être à bout de souffle.
Et pourras-tu encore le faire dans vingt, trente ou quarante ans ?
C'est la seule question qui nous intéresse. Elle ne se règle pas devant un miroir.
Le corps n'est pas une vitrine.
C'est un outil. Et un outil qu'on cesse d'utiliser se détériore.
Acte IV
Nous sommes tous des athlètes
Pas au sens où nous devrions tous faire de la compétition, ni battre des records. Au sens le plus simple du terme : un athlète est quelqu'un qui cherche à améliorer sa condition physique. Être un peu plus fort demain qu'aujourd'hui. Un peu plus endurant. Un peu plus mobile. Un peu plus capable.
La performance n'est alors plus une finalité. Elle devient une preuve. Le kilo supplémentaire sur la barre, les quelques secondes gagnées, le mouvement que tu ne savais pas faire six mois plus tôt : rien d'autre que la confirmation que ton corps continue de s'adapter.
Et si rester en forme à quarante ans, avec un travail, des enfants et des journées trop courtes, ressemble à une performance — c'est parce que c'en est une. Une performance, ça se prépare.
Acte V
Chez Gavroche, on s'entraîne
On ne vient pas transpirer une heure au hasard. On ne collectionne pas les exercices. On ne cherche pas à te divertir pour te faire oublier que tu es en train de t'entraîner.
On t'entraîne. Avec une programmation, de la progression, de l'intensité, des charges, de l'endurance, de la mobilité. Et avec des coachs diplômés dont le métier est de savoir jusqu'où te pousser pour provoquer l'adaptation, sans oublier ton niveau, ton histoire et ta vie en dehors de la salle.
Parfois ce sera difficile. C'est normal : le corps n'a aucune raison de s'adapter à ce qui ne lui demande aucun effort. Mais nous ne cherchons pas la souffrance. Nous cherchons la dose d'effort nécessaire pour progresser. C'est là que commence l'entraînement.
Un refus, pas une routine
Dans un monde qui te pousse à la passivité du matin au soir, décider de t'entraîner deux ou trois fois par semaine n'est pas une case de plus dans l'agenda. C'est un refus.
Nous ne faisons pas ça pour une médaille. Nous le faisons pour pouvoir grimper, porter, courir, jouer, danser, et vieillir sans douleur inutile. Pour rester debout. Pour rester autonome. Pour continuer à choisir ce que nous faisons de notre vie, plutôt que de laisser notre condition physique choisir à notre place.
Ton corps changera. Tu deviendras plus fort, probablement plus musclé, tu réaliseras des choses dont tu ne te croyais pas capable. Mais tout cela ne sera qu'une conséquence. Notre ambition est plus simple : construire un corps assez capable pour te laisser libre.
Le muscle, une conséquence.
La performance, une preuve.
La liberté, l'objectif.
Pourquoi j'ai écrit ça
Un corps capable.
Un esprit libre.
C'est ce qu'on construit ici. Un jour après l'autre. Ensemble.
Je suis préparateur physique depuis 2004. J'ai passé dix ans à entraîner des sportifs, en France et à l'étranger, avant d'ouvrir Gavroche en 2015 à Boulogne-Billancourt, là où j'ai grandi.
Mon idée de départ n'a pas bougé : ce qui fonctionne pour un athlète fonctionne pour tout le monde, à condition de l'adapter. Depuis, plus de 10 000 personnes sont passées ici, et certaines s'entraînent avec nous depuis dix ans.
Ce sont elles, la vraie preuve de ce texte.
Et maintenant
Prêt à t'entraîner pour de vrai ?
Première étape
Viens faire une séance
Une séance d'essai, en petit groupe, coachée du début à la fin. Tu verras en une heure ce qu'aucun texte ne peut expliquer.
Réserve ta séance d'essaiAvant de venir
Regarde les programmes
RX, GIRL, HYROX, ATHX : quatre façons de s'entraîner, une seule méthode derrière.
Découvrir les programmesSources
Références citées
- Mandsager K. et al., Association of cardiorespiratory fitness with long-term mortality among adults undergoing exercise treadmill testing, JAMA Network Open, 2018.
- Littérature de référence sur la sarcopénie : perte de masse musculaire liée à l'âge à partir de la troisième décennie.
- Leong D.P. et al., Prognostic value of grip strength, étude PURE, The Lancet, 2015.
- Momma H. et al., Muscle-strengthening activities and risk of all-cause mortality, British Journal of Sports Medicine, 2022.
Gavroche
Centre de préparation physique urbaine — Boulogne-Billancourt
Un corps capable. Un esprit libre.